Pollution et températures records, les risques de catastrophes haussent

Loin d’être une abstraction sommaire, les catastrophes environnementales et climatiques s’intensifient de manière alarmante. Sur notre unique planète, « en 2024, les cyclones, les inondations et les sécheresses ont entraîné le plus grand nombre de déplacements en 16 ans, aggravant les crises alimentaires et générant d’énormes pertes économiques », alerte l’ONU, avec un rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sur l’état du climat.

Au cours des 175 dernières années, 2024 se distingue par des records de chaleur sans précédent. « 2024 est l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec une température supérieure d’environ 1,55 °C aux niveaux préindustriels », confirme l’OMM. Ce dérèglement climatique entraîne des conséquences sanitaires, économiques et écologiques potentiellement désastreuses. Plus inquiétant encore, « les dix dernières années, de 2015 à 2024, ont été les plus chaudes jamais enregistrées », souligne cette institution spécialisée des Nations Unies.

L’élévation des températures affecte aussi bien les terres que les mers, avec une chaleur océanique intense perceptible par tous. Sur les plages, le paysage devient accablant pour les touristes de passage et encore plus éprouvant pour les populations locales.

Environ 90 % de l’excédent de chaleur lié au réchauffement climatique est absorbé par l’océan, un écosystème essentiel à la production d’oxygène et à l’alimentation de milliards d’êtres humains. Face à cette réalité, la résilience climatique est une responsabilité collective. Elle conditionne la durabilité des entreprises et la qualité de vie des populations. Opter pour les énergies renouvelables n’entrave en rien le développement et la prospérité ; bien au contraire, cette transition place le capital humain au cœur d’une dynamique économique durable.

Outre l’engagement vers des sources d’énergie renouvelable, la propreté de notre milieu de vie devient une obligation pour la conservation de la biodiversité. Récemment en Côte d’Ivoire, à Yamoussoukro, nous avons vu la mort par anorexie de milliers de poissons des lacs de la capitale administrative de notre pays. Loin d’être anodin, ce phénomène alerte sur le degré de pollution de nos villes. En effet, toutes ces eaux d’égouts déversées dans ces lacs sans traitement préalable multiplient les risques d’eutrophisation de ce milieu aquatique. A la suite, survient la prolifération des salades d’eau. Celles-ci entrent en compétition avec les espèces aquatiques car, elles utilisent le dioxygène nécessaire aux poissons pour leur respiration. Ainsi, la turbidité créée par ces eaux usées de ménages empêche la pénétration de la lumière en profondeur, ce qui accroit les difficultés de régénération de ce milieu aquatique.  Nous pouvons éviter cette pollution par le recyclage des ordures ménagères et le traitement des eaux usées des villes dans des stations d’épuration afin de préserver les ressources de nos plans d’eau.

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