Au plus profond de nos peines, la nature nous offre des remèdes que la science commence à comprendre. Le traitement récent des victimes de l’incendie du bar de Crans-Montana, en Suisse, en est un exemple frappant : plusieurs personnes gravement brûlées ont bénéficié d’un soin inspiré des propriétés d’un ver marin. Cela montre que la préservation des espèces et de la biodiversité profite d’abord à l’homme.
À une époque où le compte à rebours pour l’extinction de nombreuses espèces nous alarme, il est urgent de promouvoir l’importance de la biodiversité et de préserver nos océans, nos forêts et l’ensemble de nos écosystèmes naturels.
La biodiversité regorge de ressources pour l’éducation, la science, la santé humaine et l’équilibre des écosystèmes à travers les générations. Qu’il s’agisse du ver marin utilisé contre les brûlures profondes ou de la découverte, chez certaines grenouilles, d’une bactérie intestinale aux propriétés anticancer encore expérimentales, la nature demeure un allié précieux pour la santé humaine.
Malheureusement, de nombreuses plantes, oiseaux et espèces sous-marines sont en voie de disparition en raison de l’activité humaine abusive.
Pour la première fois en vingt ans, une espèce d’oiseau s’est éteinte en Suède : le hibou des neiges, également appelé chouette harfang, connu dans le monde entier grâce au personnage d’Hedwige dans Harry Potter. Sur chaque continent, les risques d’extinction restent élevés. En Afrique notamment, la course à l’urbanisation sans planification écosystémique, le braconnage, la pêche toxique et l’orpaillage illégal menacent l’ensemble de la biodiversité, y compris dans les aires protégées.
Le hibou des neiges n’a plus réussi à se reproduire en Suède depuis dix ans. Parmi les causes identifiées : le réchauffement climatique et la pénurie de rongeurs dont il se nourrit. Ce constat doit nous alerter sur la prolifération des produits chimiques nuisibles qui envahissent les terres cultivées et les espaces verts, notamment en Afrique.
