Le Groupe de la Banque mondiale double ses investissements en faveur des petits exploitants agricoles

Le Groupe de la Banque mondiale double ses investissements en faveur des petits exploitants agricoles pour les porter à 9 milliards de dollars d’ici 2030.

Quelle que soit la taille de votre parcelle, il est possible de rentabiliser et de professionnaliser votre activité agricole. La revalorisation de l’agriculture en Afrique de l’Ouest, singulièrement en Côte d’Ivoire, passe par une approche holistique associant la formation et l’autonomisation des jeunes à l’optimisation des systèmes de production existants. À cet effet, il convient de concevoir et de déployer un plan intégré et durable fondé sur une agriculture régénérative mixte, reposant sur des microfermes coexistant harmonieusement dans des espaces bien aménagés, attractifs et, le cas échéant, ouverts à l’agroécotourisme.

Ce défi consistant à allier agroforesterie, diversification des cultures et production animale – source d’engrais organiques – s’inscrit parfaitement dans les réalités et les potentialités existantes en Afrique. Une telle démarche, accompagnée d’un suivi régulier et rigoureux, est génératrice de revenus durables pour les agriculteurs. Elle ouvre la voie à une véritable professionnalisation par l’entrepreneuriat agricole, notamment lorsqu’elle s’appuie sur la formation continue et un aménagement adapté des parcelles, garantissant ainsi des résultats pérennes.

Dans cette dynamique, le Groupe de la Banque mondiale double ses investissements en faveur des petits exploitants agricoles pour les porter à 9 milliards de dollars d’ici 2030, à travers l’initiative AgriConnect. Cette opportunité peut contribuer simultanément à la préservation de l’environnement, à la modernisation des métiers de l’agriculture et à l’amélioration des productions. En effet, « dans les pays à faible revenu, près des deux tiers de la population active travaillent dans l’agriculture », souligne l’institution.

Par ailleurs, de nombreux marchés locaux en Afrique peinent à s’approvisionner à proximité et à garantir une alimentation saine et de qualité aux populations. Pourtant, des réponses locales existent. Il convient de les mettre en œuvre à travers des actions cohérentes et continues, inscrites dans le long terme. Les bénéfices sont multiples : ils profitent durablement aux générations futures tout en renforçant la qualité des relations géoéconomiques.

Il est désormais impératif de substituer à une agriculture dégradante une agriculture régénérative. Être agriculteur en Afrique de l’Ouest peut et doit devenir un choix porteur de dignité et d’épanouissement. La précarité qui gangrène le secteur agricole en Côte d’Ivoire, pourtant dotée d’atouts naturels exceptionnels pour une production à la fois diversifiée, quantitative et qualitative, démontre qu’au-delà des ressources naturelles, le secteur a besoin d’un sursaut intellectuel collectif. Un sursaut constructif, fondé sur des visions et des projections structurantes au service des générations présentes et futures.

 

Partagez cet article :

Vous n'êtes pas autorisé à copier ce texte