Préservation du réseau d’aires protégées, un défi collectif à relever

Invité par l’OIPR (Office Ivoirien des Parcs et Réserves) dans la belle région de La Mé, lors des Journées des Gestionnaires des Parcs nationaux et Réserves naturelles, je ressens un espoir plus grand vu la détermination de l’OIPR pour l’optimisation de la vie sauvage en Côte d’Ivoire. Cette structure pilotée par le Général Tondossama Adama, Conservateur Général, a célébré la 9ième édition des Journées des Gestionnaires des Parcs nationaux et Réserves naturelles du 27 Février au 2 Mars à Adzopé, dans la beauté de la biodiversité.

L’OIPR, créé par décret numéro 2002-359 du 24 juillet 2002 gère aujourd’hui 18 aires protégées d’une superficie totale de 2 250 243 ha (6,98% du territoire national). La 9ième édition des Journées des Gestionnaires des Parcs nationaux et Réserves naturelles offre un cadre d’échanges francs et multipartites, notamment avec les agents internes, mais aussi les partenaires techniques et financiers de l’OIPR. Une occasion de faire le bilan des activités pendant l’année 2024 et de proposer les perspectives pour 2025.

En effet, malgré les défis liés aux infiltrations, aux plantations dans certains parcs et Réserves dont Marahoué où il existe encore des campements, force est de reconnaitre que 32% des forêts de la Côte d’Ivoire se trouvent dans les Parcs et Réserves. Ces aires regorgent de plus en plus d’espèces fauniques emblématiques, telles que les Eléphants, les Chimpanzés, les hippopotames nains et bien d’autres en voie de disparition. Certes, la tâche est immense car « plus d’un million d’espèces sont menacées d’extinction » dans le monde. Cela démontre l’ampleur des freins à la protection de la vie sauvage à l’échelle mondiale.

Par ailleurs, avec le sens de l’innovation et une synergie d’actions constantes, l’OIPR peut être fier d’une augmentation des superficies des Parcs et Réserves en Côte d’Ivoire. En l’occurrence, Bossématié, Mabi Yaya et Cavally passent de forêts classées au statut de Réserves Naturelles. Ainsi, c’est un réseau de 18 aires protégées dont la gestion est confiée à l’OIPR à ce jour.

Il faut tirer le chapeau à l’OIPR pour sa ténacité malgré les nombreuses difficultés rencontrées sur le terrain et les maigres moyens. Dans ses missions s’entremêlent à la fois coercition, sensibilisation et risques environnementaux multiformes. La tenue régulière des Journées des Gestionnaires des Parcs nationaux et Réserves naturelles est à féliciter. Cette initiative permet de renforcer la synchronie et d’avancer ensemble pour relever chaque défi. C’est le lieu de remercier les partenaires techniques et financiers, le Ministère de tutelle, ainsi que la Fondation des Parcs et Réserves.

La 9ème édition Journées des Gestionnaires des Parcs nationaux et Réserves naturelles placée sous le parrainage du Président de Région de La Mé, Dr Jerome Patrick Achi et sous le Présidence du ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique, M. Jacques Assahoré Konan a enregistré la présence du Directeur Exécutif de la Fondation des parcs et Réserves, Dr Fanny n’Golo. A l’instar de tous les autres partenaires dont Earthworm Foundation, ce dernier a montré toute la fierté et la reconnaissance de la Fondation des Parcs et Réserves pour le travail accompli sous la Direction du Général Tondossama Adama, Conservateur Général.

Pour 2025, l’OIPR veut renforcer la protection des Parcs et Réserves face aux implantations illégales et autres braconnages, achever les plans d’aménagement des nouvelles réserves naturelles, renforcer les outils de gestion, etc. Un budget total d’environ 12 548 352 293 FCFA réparti par sources de financement a été arrêté.

« Le financement de la conservation de la vie sauvage : investir pour l’humanité et la planète  », thème choisi pour célébrer la vie sauvage invite à « travailler ensemble pour financer la conservation de la vie sauvage de manière plus efficace et durable et construire un avenir résilient à la fois pour les personnes et la planète », souligne l’ONU. Les Parcs et Réserves constituent des forteresses pour la vie sauvage.

Earthworm Foundation et les partenaires financiers que sont Nestlé, la plateforme suisse de cacao durable (SWISSCO), le Ministère suisse à l’économie (SECO), Barry Callebaut, Cocoa Source, Touton et plus récemment ASAF, un industriel Singapourien de l’hévéa espèrent de tout cœur que ces engagements pris pour 2025 soient couronnés de succès.

Pour joindre l’utile à l’agréable, la 9ième édition des Journées des Gestionnaires des Parcs nationaux et Réserves naturelles a été agrémentée par un tournoi de football et une sortie détente. Toute notre gratitude pour l’invitation !

Partagez cet article :

Vous n'êtes pas autorisé à copier ce texte