Lorsque notre environnement se dégrade, les écosystèmes qui nous entourent s’appauvrissent et, avec eux, les conditions de vie humaines se fragilisent. La santé de la planète et celle de l’humanité sont profondément liées.
Comme le rappelle l’Organisation Internationale du Travail (OIT) : « La croissance seule ne suffit pas : sans justice sociale, elle nourrit l’instabilité. »
Dans ce contexte, l’adaptation au changement climatique représente également une opportunité économique majeure. Son potentiel mondial est estimé à 18 000 milliards de dollars. Investir efficacement et résolument dans une économie fondée sur la préservation de l’environnement constitue donc une priorité stratégique pour favoriser des échanges internationaux équilibrés et un développement local durable. Pourtant, au lieu de privilégier une solidarité active autour d’une planète mourante, fragilisée, d’importantes ressources continuent d’être consacrées au financement de conflits armés.
Or l’agriculture joue un rôle déterminant dans la création d’emplois, l’approvisionnement des industries et le renforcement du capital humain. Mais pour que le secteur primaire soit véritablement résilient, il doit reposer sur la préservation des ressources naturelles. Cela implique notamment la restauration des sols et des forêts, l’appropriation par les communautés locales de bonnes pratiques agricoles et environnementales, ainsi que la promotion d’une culture de paix dans nos pays et sur nos continents.
Des résultats probants, obtenus grâce à l’engagement des populations et à l’appui des gouvernements, démontrent qu’un avenir meilleur repose sur cette synergie d’actions.
J’en veux pour preuve :
• La promotion de l’agroforesterie dans les zones cacaoyères de Côte d’Ivoire, où l’intégration d’arbres d’ombrage dans les plantations contribue à restaurer la fertilité des sols, à protéger la biodiversité et à améliorer durablement les revenus des producteurs.
• Les efforts de restauration des terres dégradées dans le Sahel à travers l’initiative de la Grande Muraille Verte, qui vise à restaurer des millions d’hectares de terres, à renforcer la sécurité alimentaire et à créer des opportunités économiques pour les communautés rurales.
• Le développement de projets d’agriculture durable et régénérative dans plusieurs chaînes d’approvisionnement agricoles en Afrique de l’Ouest, où des partenariats entre producteurs, gouvernements et organisations de développement permettent de promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement tout en améliorant la productivité et la résilience climatique.
Ces initiatives montrent qu’en conjuguant volonté politique, mobilisation communautaire et innovation durable, il est possible de bâtir des systèmes agricoles plus résilients et des économies locales plus fortes, au bénéfice des générations présentes et futures.
